Nous avons perdu cette bataille, nous n’avons pas perdu la guerre…

Le combat continue

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Avenir pour Brétignolles réagit à l’avis de la commission d’enquête sur le projet de port à Brétignolles-sur-Mer

Avenir pour Brétignolles est formé de deux conseillers municipaux de Brétignolles sur Mer, opposés à la majorité municipale et opposés au port : Laurence Paupion et Nicolas Ducos.

Les opposants au projet de port sont aujourd’hui dans la même situation que le porteur du projet en 2011 : les commissaires enquêteurs sur le projet de port à Brétignolles-sur-Mer ont rendu un avis favorable.
Les commissaires enquêteurs ont donné tort aux opposants, même si l’avis favorable est assorti de réserves.

Nous avons lu l’avis.
Nous respectons avant tout le travail de la commission d’enquête.
Nous relevons que certaines réserves sont loin d’être anodines et peuvent à elles seules rendre infaisable le projet. D’autres remarques nous semblent décalées par rapport aux enjeux.
Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre.

Selon Nicolas Ducos : « Les opposants doivent d’abord se remettre en question.
Ce n’est plus le moment d’avoir raison mais de convaincre et de rayonner bien au delà de son pré carré d’opposants historiques.
Ce dossier, c’est un marathon qui se jouera sur la durée et au tribunal administratif quelles que soient les parties.
C’est un combat politique.
Ce combat ce n’est pas celui de gentils écolos mais d’une philosophie de développement du territoire.
Nous avons derrière nous seize ans d’énergie, soyez assurés qu’on ne va pas lâcher. »

Ces derniers événements prouvent que l’orientation que nous avons donné à ce combat, depuis le début,était la bonne. La seule chance de faire basculer ce dossier dans un sens favorable, c’est continuer d’argumenter sans faiblir auprès des politiques influents afin de les convaincre du bien-fondé de notre action.

Billet d’humeur

Aujourd’hui 27 novembre,  la France se bloque pour protester contre le peu de cas que les élus font de leur situation. Gaz-oil, pouvoir d’achat, retraites….

A Brétignolles,  il y a la joie, l’euphorie d’un pouvoir qui, avec un avis favorable à une enquête publique, espère un projet en totale opposition avec le Grenelle de l’environnement.

On aura dilapidé 6 M€ en études et on est prêt à dépenser encore 30 M€ (l’avenir dira peut-être à quel point c’était sous-estimé) pour offrir un port au Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, port qui serait payé, grâce à des impôts supplémentaires, par les habitants.
Quelle époque vivons nous?

D’un côté un peuple qui souffre et dont la colère a été déclenchée par ces centimes de taxes supplémentaires sur chaque litre de carburant. De l’autre, nos élus qui affirmaient, récemment, en réunion publique, n’être même pas capable d’assurer un transport collectif entre notre commune et la préfecture du département pour aider leurs administrés à lutter contre  la pollution et à se déplacer autrement qu’avec leur propre véhicule.

Par contre, toujours prêts à soutenir un projet de port coûteux et destructeur de l’environnement.

C’est à cause de ce genre de position politique que les Français, pourtant très conscients de la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique, se dressent contre un pouvoir qui ne les entend pas.

Ainsi certains brétignollais peuvent se réjouir : le marché de la plaisance est en décroissance, les bateaux à moteurs sortiront moins car le prix du carburant continuera d’augmenter, les tempêtes seront plus fortes et plus fréquentes, un désordre climatique s’installe, mais il demeure l’impérieuse nécessité de construire un port dans les terres pour satisfaire les ambitions politiques de quelques-uns….

Il y a des jours où j’ai honte d’être un élu et ne me sens pas le représentant de ce peuple là.

Nicolas Ducos

Honte copie

Auto-satisfaction…

Le président du Conseil Départemental a convié les élus du canton, les entrepreneurs et les présidents d’associations lundi 5 novembre, à la salle des fêtes de Brétignolles sur Mer, pour leur présenter les actions du Conseil Départemental et pour leur expliquer comment l’argent public est redistribué. Viennent ensuite les questions réponses.

L’occasion pour Nicolas Ducos d’interpeller M. le Président Auvinet sur le dossier portuaire.

« Pendant ces 15 ans où j’ai échangé avec les services du Conseil Général, je me suis toujours entendu répondre : « On soutiendra le projet s’il passe toutes les étapes administratives. », (NDLR : ce qui paraissait logique).

« Pourquoi alors, cautionnez vous ce dossier alors que la commission d’enquête n’a pas rendu sa copie et que Monsieur le Préfet n’a pas encore donné son avis?»

Réponse de M. Auvinet: «Parce que je respecte la position de mes deux prédécesseurs…»

Bien qu’on était en droit d’attendre une réponse plus développée, M. Auvinet n’a fait aucun commentaire sur le fond du dossier !

Alors que des fonds publics pourraient être engagés, faut-il rappeler que, malgré les allégations de M. Chabot, aucune étude  économique sur les ports de plaisance n’a été réalisée ni par la Chambre de commerce ni par le Conseil Départemental.

On apprend par ailleurs la mise en redressement judiciaire du  gros concessionnaire Bénéteau – Massif Marine – ce qui tendrait à renforcer  l’idée que la navigation de plaisance est en pleine mutation et devrait amener nos responsables à s’interroger sur l’utilité de créer un port supplémentaire.

Et c’est ainsi que nos élus peuvent soutenir un projet très coûteux sans avoir la moindre idée des risques économiques.

Autre  intervention cette fois-ci sur la faiblesse des transports alternatifs.

M. Auvinet a souligné les dysfonctionnements de la ligne St Gilles Nantes malgré l’argent investi, et il a rajouté que les Vendéens sont très attachés à l’usage de la voiture et que les transports collectifs ne sont pas dans leurs mœurs. (NDLR : pour la bonne raison qu’il n’y en a pas.)

Malgré la hausse du prix du carburant, ce n’est pas demain que l’on va inciter la population à mutualiser ses déplacements, avec par exemple une liaison de bus Brétignolles – La Roche qui n’est même pas envisagée par le Conseil Départemental.…

Sans offre, on ne risque pas de développer la demande…

Dans tous ces discours on ne peut que déplorer l’entre soit, et l’esprit « élus » qui consiste à  s’auto congratuler ou à rendre l’Etat responsable.
A les entendre on a l’impression que leurs réalisations sont exceptionnelles alors qu’à travers cette strate administrative qu’est le département, ils ne font que redistribuer et utiliser nos impôts et quelquefois de façon peu judicieuse.

Chacun appréciera.