Est-ce seulement de la soumission ?

Certains habitants du Pays de Saint Gilles se sont fortement émus puis interrogés sur le fait que leurs maires respectifs les aient engagés dans ce projet du président de la communauté de communes, qu’est le port de Brétignolles.

Ils ont compris qu’ils se trouveraient fortement impactés sur le plan financier alors qu’ils n’en tireraient aucun bénéfice.

Leurs maires n’ont pas été élus pour ça, ce n’était pas dans leurs programmes. D’autres travaux, plus utiles pour le bien-être des habitants des communes concernées, pourraient être entrepris avec les sommes qui seraient dilapidées dans ce projet.

On peut avancer une hypothèse :

L’élu qui s’opposerait au porteur du projet prendrait le risque de perdre son poste de vice-président et par là-même les indemnités qui vont avec, soit 672 € x 12 = 8 064 € par an.

Ce point, à lui seul, pourrait expliquer le ralliement sans condition au président de la communauté de communes. On peut se poser la question de savoir si ces élus ont réellement étudié le dossier et pesé toutes les conséquences que cela aurait sur la population. Les risques pris sur le plan de la navigation, sur le plan environnemental et surtout sur le plan financier sont tels, que le doute est permis.

Il est vrai que, jusqu’à présent, l’argent des contribuables ne semble pas être la préoccupation majeure de nos élus.

Poussant nos calculs un peu plus loin sur la base des derniers chiffres connus soit 2014, nous obtenons pour la communauté de communes :

1 président :                       2 298 € x 12 = 27 576 €

13 vice-présidents :   672 € x 13 x 12 = 104 832 €

Soit un total annuel de :                           132 408 €

Mais pas d’inquiétude ! Tout cela est financé par le petit 2.56 % que l’inter communauté a rajouté sur votre taxe foncière.

Quant à la mairie cela donne :

1 maire :                   2017 € x 12 = 24 204 €

1 premier adjoint      967 € x 12 = 11 604 €

6 adjoints              715 € x 6 x 12 = 51 480 €

3 conseillers          232 € x 3 x 12 =   8 352 €

Soit un total annuel de :               95 640 €

Nos élus nous coûtent donc au total 228 048 € par an. On aurait pu espérer qu’à ce prix là les dossiers faisaient l’objet d’une étude sérieuse et approfondie et non pas d’une approbation inconditionnelle de ce que le grand patron avait décidé.

On comprend mieux le déficit de démocratie qui règne dans nos communes, en particulier à propos de ce projet de port. Ce n’est peut-être qu’une question de revenus…

Tâchons de nous en souvenir pour les prochaines élections.


Nouvelle de dernière minute : la prison qui devait être construite en Vendée ne se fera pas, la collectivité n’a plus les moyens de financer des grands projets…

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Sapiteur ou pas sapiteur ?

La participation de monsieur Chabot à l’enquête publique ressemble plus à la plainte d’un animal blessé qu’à la déposition argumentée d’un porteur de grand projet.

Il reprend de plus belles les invectives contre les opposants à son projet démontrant par là-même qu’il est solidaire de ses partisans qui à longueur de commentaires ont insulté sur le registre dématérialisé tous ceux qui osaient apporter des arguments gênants.

Il traite par le mépris certains déposants, anciens responsables d’administrations, scientifiques, ingénieurs, économistes, associations environnementales reconnues au niveau national, tentant de faire croire que leurs dépositions n’étaient que des copies d’articles de journaux et des on-dit sans valeur.

Se voulant encore plus méprisant, il les traite de sapiteurs.

Plutôt qu’une insulte, c’est un compliment puisqu’un sapiteur est un technicien reconnu dans une spécialité et mandaté par un expert judiciaire pour le seconder dans une expertise délicate.

M’ayant déjà envoyé un courrier se terminant par : ‘salutations sapiteuriennes’ adjectif inexistant, il semble bien qu’il ne connaisse pas le sens de ce mot.

Réponse Chabot

Insulter en se gaussant les opposants qui ont déposé de manière anonyme par craint de représailles, c’est avoir la mémoire bien courte. Ils seraient quelques-uns à pouvoir prouver que le risque est bien réel pour l’avoir éprouvé dans le passé.

Quant à utiliser sa famille pour émouvoir en laissant penser à tous les sacrifices qu’il a dû faire pour mener à bien son projet, c’est tout bonnement pathétique et indigne d’un homme politique se voulant le promoteur d’un « grand » projet supposé d’utilité publique.

Souhaitons que les commissaires enquêteurs ne soient pas abusés par ce réquisitoire contre les opposants, qui par la qualité de leur travail ont fait le maximum pour éclairer le débat.

Pour ma part, toutes mes dépositions ont été étayées par des documents et des informations dont je citais les sources et les références à chaque fois.

Toutes ces personnes, toutes ces administrations qui m’ont aidé dans mon travail seraient sûrement ravies qu’un élu les considère comme des comiques.

Le maire, qui voudrait se faire passer pour un fédérateur, a surtout réussi à cliver durablement la population avec ce projet. Toujours provoquant, méprisant et cherchant à ridiculiser le gens qui ne sont pas d’accord avec lui, il a tout fait pour diviser afin d’empêcher les débats sereins qui auraient mis à jour toutes les failles de son entreprise utopique.