Le sous-préfet répond à nos questions

Visite à un représentant de l’État

Nicolas Ducos a été reçu par Monsieur J. Hautier, sous-prefet des Sables d’Olonne, le 26 mars 2018.

Il s’agissait de comprendre le point de vue de l’État, alors que le citoyen voit le porteur du projet de port à Brétignolles pousser ses pions vers l’enquête publique.

Monsieur le sous-préfet a bien voulu répondre aux interrogations de Nicolas Ducos :

Q.- Pourquoi va t il y avoir une nouvelle enquête publique, alors que le dossier a déjà été jugé en 2011 et que les contraintes n’ont pas disparu ?
R./ Le projet de 2018 n’est pas le projet de 2011. Il est porté par la communauté de communes et des études supplémentaires ont été réalisées. C’est un nouveau projet.

Q.- Pourquoi l’État autorise-il toutes ces dépenses alors que, paradoxalement, il ne cesse de demander aux collectivités de faire des économies?
R./ Il existe un principe constitutionnel : c’est celui de la libre administration des collectivités territoriales. C’est-à-dire qu’une commune, ou une communauté de communes, peuvent préparer les projets qu’ils veulent ; le rôle de l’État, c’est de vérifier que le projet respecte la loi et la réglementation, puis de procéder à son instruction. L’enquête publique est une étape de cette instruction.

Q.- Comment faire pour stopper toute cette gabegie et arrêter cette répétition perpétuelle? 
R./ Le projet a fait l’objet de délibérations du conseil communautaire. L’Etat doit respecter les décisions prises par ces instances qui n’ont pas été contestées.

Q.- Comment peut-on soumettre un dossier à enquête publique, alors qu’il y a déjà un litige sur le SCoT, contre lequel des recours ont été déposés, notamment à cause de ce projet, et sur le PLU, dont une première version a été refusée par les services de l’État?
R./ L’Etat déroule les procédures sur les dossiers dont il est saisi. Actuellement, il est saisi du dossier du projet de port de plaisance à Brétignolles-sur-Mer : donc il travaille à déterminer si le dossier permet une mise à enquête publique.

En tout état de cause, je vous rappelle que le recours contre le SCoT n’est pas suspensif, et que le PLU est en cours d’élaboration.


Il ressort de ces échanges que, si le dossier du projet de port est complet, il sera mis à enquête publique prochainement.

C’est pourquoi avec Laurence nous sommes toujours aussi déterminés, à poursuivre  le combat contre ce projet insensé. Sans céder un pouce de terrain, nous continuerons à transmettre à tous les acteurs les informations qu’on ne leur communique pas forcément et à consulter les autorités chaque fois que nécessaire.

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S’opposer : c’est bien, proposer c’est plus.

Ma contribution à la consultation sur l’avenir du littoral

Aujourd’hui, tout le monde prend conscience de l’impact de l’homme sur son environnement, c’est criant en ce qui concerne le littoral.

Pour autant, nous entretenons un incroyable paradoxe : l’intérêt particulier qui pousse à   jouir d’un bien commun, sans se soucier de l’intérêt général…

L’attrait du littoral a des conséquences directes sur le milieu : urbanisation, fréquentation, érosion, gestion des déchets….

Ne serait-il pas possible d’éduquer, de réguler et de mieux gérer l’espace? de développer des initiatives positives pour inciter au bon usage du bien commun ?

1) Éduquer

C’est une évidence : l’homme dégrade le milieu sans mauvaise volonté, mais par méconnaissance et manque d’information.

Imitons les compagnies d’assurances, qui ont développé des applications pour les conducteurs vertueux :

Pourquoi ne pas sensibiliser, via une application Internet géolocalisable, la population littorale et les touristes aux bons gestes comme par exemple, le tri sélectif, l’utilisation des transports en commun, le respect des espaces protégés…

Les actions des volontaires seraient évaluées, qualifiées, récompensées par des bonifications, par exemple : séjours gratuits, suppression de la taxe de séjour, baisse d’impôts…

Ainsi, en éduquant et en incitant d’une manière ludique et positive, la collectivité agirait en amont et diminuerait ses coûts de gestion de l’espace public.

2) Réguler

La vie économique s’arrête au mois d’août, la plupart des entreprises ferment et tous les vacanciers arrivent en même temps. Notre littoral est saturé pendant les 2 mois de  la saison estivale.

Pourquoi ne pas modifier l’organisation du travail (déjà le télétravail se met en place) et permettre aux entreprises, par des aides, d’inciter leurs collaborateurs qui le peuvent (enfants majeurs) à étaler beaucoup plus leurs vacances ?

Ainsi les équipements seraient mieux utilisés.

Sur ma commune de 4 200 habitants à l’année, 7000 résidences secondaires sont fermées 10 mois sur 12.

Pour limiter la consommation d’espace, ne pourrait-on pas favoriser la multi propriété, l’habitat partagé ou encore l’habitat groupé par une réelle politique incitative, plutôt que de mettre en place une mesure impopulaire qui consisterait à taxer davantage les résidences secondaires ?

 

 

C’est reparti pour un tour !

La Communauté de Communes voudrait relancer une seconde enquête publique relative au projet de port à Brétignolles.

Opposants historiques à ce projet dangereux et destructeur nous continuons bien sûr le combat notamment en communiquant dans les médias (France Bleue).

Nous restons très perplexes devant les cautions dont se targue M. Chabot dans son intervention.

En effet, malgré nos nombreuses relances nous n’avons jamais eu confirmation du soutien de M.de Rugy (président de l’Assemblée nationale)  alors que le porteur du projet invoque souvent son nom dans ses interventions.

Ne désespérant pas d’obtenir la réelle position de M.de Rugy sur ce sujet, nous avons relancé de nouveau son cabinet.

Nous avons eu l’habitude tout au long de l’aventure que constitue ce dossier, d’entendre M. Chabot nous citer de nombreux hommes politiques qui appuyaient sans réserve son projet.

Tout ça pour en arriver au résultat que nous avons connu à l’enquête publique !

Nous continuerons donc à défendre nos arguments toujours avec la même fermeté, dans le respect de nos adversaires, mais avec la ferme volonté de faire obstacle à ce projet.