ANNICK BILLON une élue qui respecte ses engagements

Si certains ont cru pouvoir douter de la bonne foi de cette élue , elle leur a apporté la preuve cinglante du contraire en embarquant ce 23 août à Port La Vie, en compagnie de Nicolas Ducos qui l’avait invitée. Elle a pu se rendre ainsi par mer, sur le site de La Normandelière et constater par elle-même les difficultés de navigation au large des côtes brétignollaises.C11_lRect

Malgré la mer belle et le temps calme, imaginer le chenal encerclé par tous ces rochers, suffit à faire comprendre le danger que représenterait pour les bateaux une entrée de port à cet endroit, qui plus est par gros temps. C’est la certitude d’accidents pouvant être très graves.

A l’occasion de cette mini-croisière Madame la Sénatrice a réaffirmée que dans l’action politique, le fait de ne pas avoir la même vision des choses n’empêche pas d’avoir des dialogues constructifs ; quant à Nicolas Ducos, il en retire l’impression d’un entretien courtois avec une personne très lucide et à l’écoute des autres.

Si personne ne peut présumer des conclusions que madame Billon a tirées de cette visite, on peut affirmer, en revanche, qu’agir sur le terrain sera toujours plus efficace que les longs discours stériles.

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Nicolas Ducos, l’homme à abattre…

Je sais que mon intervention a été mal perçue et mal comprise par certains, mais je pensais qu’il était de mon devoir de fournir aux personnes présentes dans la salle, les informations  qu’on ne leur avait pas données afin qu’elles puissent se prononcer en connaissance de cause sur les orientations et l’avenir de La Vigie.
On ne m’a pas permis de m’exprimer, c’est pourquoi je vous livre ici mes réflexions.

Je remercie très sincèrement les très nombreuses personnes qui par leurs messages de sympathie soutiennent mon action.
Pendant 11 ans,  j’ai été le Président d’une association qui respectait l’autre, qui savait écouter et qui laissait la parole à tous.

Ce qui s’est passé samedi, c’était un déni de démocratie, tout ce que nous reprochions à Mr Chabot, mes amis d’avant-hier l’ont reproduit hier ; despotisme, agressivité….Je croyais revivre la réunion publique de 2003 et mon agression ultérieure.

Il fallait à tout prix faire voter ces modifications d’articles sans qu’on puisse les remettre en cause, afin de  verrouiller cette association avec des statuts discriminants avant l’élection du nouveau bureau. Qui peut croire que cet article ne m’était pas expressément destiné ? C’était totalement inutile, je n’ai pas passé le flambeau il y a 2 ans pour vouloir le reprendre maintenant; mon travail d’élu me satisfait totalement et m’occupe suffisamment.

Peut-être que ma forme d’action fait peur à certains, comme par exemple le fait d’avoir distribué en janvier aux élus de la CDC avant les voeux, un document que j’avais élaboré afin de leur démontrer l’infaisabilité du projet de port. Il ne faut pas faire de vagues !

La question est donc de savoir si cette association apolitique sans élus dans ses rangs  mènerait des actions politiques?

Prenons par exemple les événements de 2016:

•       N’était-ce pas à La Vigie de rédiger ce document  de janvier , et de le distribuer aux élus de la CDC avant leur vote ?

•       Les déblais dans la zone Natura 2000 de la Sauzaie dans la zone Natura 2000 de la Sauzaie : n’était-ce pas du domaine de la Vigie? Qu’a-t-elle fait?

•       Rechercher une solution pour la mise à l’eau des bateaux sur la plage : n’était-ce pas du domaine de la Vigie? Qu’a-t-elle fait?

•       Le réensablement de la plage du Marais Girard : n’était-ce pas du domaine de la Vigie? Qu’a-t-elle fait?

•       la communication  au préfet par tweeter lors du 14 juillet : n’était-ce pas du domaine de la Vigie? Qu’a-t-elle fait?

•       N’était-ce pas à La Vigie de naviguer avec la sénatrice Billon pour lui prouver la dangerosité du site, ce que je ferais le 23 août prochain ?

•       Suivant la stricte neutralité de l’association vis à vis des formations politiques stipulée dans l’article 3 de La Vigie, l’actuel président pourrait-il continuer aujourd’hui d’animer des réunions avec une association politique brétignollaise comme il l’a fait récemment?

•       Les membres du conseil d’administration de La Vigie pourraient-il aussi être des membres très actifs de cette association politique brétignollaise, ce qui est le cas aujourd’hui  ?

La réponse est évidente: Ce combat est bien sûr politique parce qu’il s’oppose à un projet qui était porté par une mairie ; il l’est d’autant plus aujourd’hui que le projet est devenu communautaire, donc cette association apolitique fait de la politique, tout comme les élus locaux.

Pendant 11 ans, je ne me suis pas posé, par exemple, la question de savoir si Corinne Lepage était du centre, de droite, de gauche, de l’avant ou de l’arrière… Je n’ai pas trop phosphoré dans ce sens ; je l’ai contactée parce qu’elle était avocate spécialiste de l’environnement et personnalité médiatique.
Avec l’équipe qui m’entourait, dans une totale sérénité, nous étions dans l’action, toujours à anticiper sur l’adversaire et avons obtenu les résultats que tout le monde connait. La Vigie était une sentinelle de l’environnement connue et respectée pour ses actes et sa communication mesurée et  parfaitement calibrée.

Aujourd’hui, La Vigie m’interdit de travailler avec Corinne Lepage alors que j’avais récemment rédigé avec elle, l’unique courrier diffusé bien tardivement par La Vigie aux élus communautaires, courrier qui d’ailleurs n’a pas été diffusé à la presse !

Qu’est devenue la crédibilité de cette association face à toutes ces simagrées et cette hypocrisie ? Avec une communication qui n’est plus une opposition au projet portuaire?

Depuis 13 ans, j’avance en faisant fi des querelles de personnes. Inlassablement, j’essaie d’insuffler au plus grand nombre mon amour pour ce site exceptionnel afin de le sauver de la destruction. Bien que je quitte La Vigie, et même si La Vigie se trompe de combat, personnellement  je continuerai  avec la même détermination jusqu’à la victoire finale.

Les gens du voyage ou l’incohérence de l’action municipale

Dans un premier temps nous avions approuvé la municipalité pour son action, après l’invasion surprise par des caravanes des terres de la ferme de la Normandelière depuis le dimanche 7 aout.

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La municipalité mise devant le fait accompli a fait constater par huissier cette intrusion, puis saisi le Tribunal de Grande Instance des Sables d’Olonne qui a rendu une ordonnance d’expulsion immédiate des gens du voyage.

Cette action a été occultée par le jusqu’au boutisme d’une majorité qui a décidé de fermer la mairie pour « mettre la pression aux autorités » jusqu’au départ des nomades.
Le principe de la continuité des services publics n’est donc plus appliqué.

Ce qui se passe à Brétignolles sur mer est totalement illégal, et inadmissible, Cela prive arbitrairement les Brétignollais d’un service public.

Monsieur le maire une fois de plus, voudrait n’appliquer la loi que lorsque cela l’arrange.
Drôle de conception du rôle de premier magistrat…

Un PLU d’un autre âge

Nous ne ferons pas un compte rendu à la virgule près du CM, mais revenons sur les points qui nous paraissent le plus important.
Un conseil municipal principalement axé sur le PLU de Brétignolles sur mer.
Un PLU basé sur des orientations du passé ; le groupe d’opposition a voté contre.

Principales erreurs :

1)      une forte évolution migratoire, alors qu’elle devrait fortement ralentir d’ici une génération en raison

–      de la fin de l’effet papy boum

–      d’un passage à la retraite plus lointain

–      d’un pouvoir d’achat des futurs retraités nettement moindre que celui des retraités actuels.

–      d’une baisse du pouvoir d’achat des actifs qui limitera l’investissement vers les résidences secondaires.

–      ces paramètres induiront un effondrement du marché de l’immobilier, une offre déséquilibrée par rapport à la demande, avec des conséquences sur l’économie.

2)      un grand projet (le port) déjà sanctionné

3)      un financement par les collectivités, alors que la France est en faillite, il faudra financer des aides à une population qui vieillit, et les dotations aux collectivités locales ne cessant de baisser, elles ne pourront plus investir comme par le passé. Ce paramètre économique n’a pas été intégré dans le PLU.

Ce PLU densifierait très sensiblement l’urbanisation, (avec par exemple la possibilité de construire au droit de la route, ou de construire dans son jardin). Il aurait pour conséquence la modification du paysage urbain qui faisait le charme de notre commune.

Lors des questions diverses, nous sommes revenus sur le stationnement des tracteurs sur la plage.

D’un côté Monsieur le maire nous indique qu’il n’a aucun pouvoir de police sur le Domaine Public Maritime, renvoyant l’Etat à ses responsabilités, pour ensuite nous confirmer qu’un véhicule avait été verbalisé par la police municipale à 14h30 en application d’un arrêté municipal.

Monsieur le maire : « On ne sanctionne pas mais on soutient les pêcheurs parce qu’il y a une pratique historique sur ce territoire depuis longtemps et qu’à quelques mois de l’échéance concernant le port de plaisance on trouve que c’est totalement ridicule de remettre en cause cette pratique. Il sera toujours le temps de le faire quand on connaitra le sort du projet de port…Mais je pense que ce n’est pas l’intérêt des élus brétignollais dans leur grand ensemble, que ce soit de la majorité ou de l’opposition d’embêter nos concitoyens sur ce sujet là. On doit les soutenir, il y’a des sujets où il n’est pas interdit que l’on soit tous d’accord. On a plusieurs dizaines de Brétignollais qui mettent à l’eau là, ils ne dérangent personne, ils ne polluent absolument pas, contrairement à ce qui est dit……non seulement ils ne polluent pas mais ils polluent beaucoup moins que dans la démarche qui est demandée par l’Etat d’aller reconduire, donc de faire deux fois les allers et retours avec les tracteurs et en plus on multiplie par deux le danger. Voilà moi je prends la défense des tracteurs et je vous invite à ce qu’elle soit commune, je pense que cela sera très bien pour la bonne ambiance. »

Brétignolles la commune où le premier magistrat incite ses concitoyens à ne pas respecter la loi.